Résumé public du daf
Daf 12Roch Hachana
Le daf s’ouvre sur le déluge : la Guemara relit le « deuxième mois » selon la mahloket entre Rabbi Yehoshua, qui compte depuis Nissan, et Rabbi Eliezer, qui compte depuis Tichri, mois du jugement. Elle explique aussi, même selon Rabbi Eliezer, en quoi le déluge fut un bouleversement de l’ordre de la création : la punition vint par des eaux brûlantes, mesure pour mesure. Une baraita distingue ensuite deux systèmes de calcul : les années de la création et du déluge d’un côté, les cycles solaire et lunaire de l’autre. Le daf passe alors au 1er Tichri comme Roch Hachana des légumes, des maasserot et des nedarim, en précisant ce qu’on peut ou non prélever d’une année sur l’autre. Enfin, il examine la troisième année des dîmes, la formulation des vœux « pour une année » ou « pour cette année », et le critère du tiers de croissance pour situer une récolte.
Les points à retenir
- Selon Rabbi Yehoshua et Rabbi Eliezer, le « deuxième mois » du déluge ne renvoie pas au même point de départ : Nissan pour l’un, Tichri pour l’autre.
- Le 1er Tichri sépare les années pour les légumes et les dîmes : on ne prélève pas d’une récolte d’avant Roch Hachana pour une récolte d’après, ni l’inverse.
- La troisième année du cycle remplace le maasser chéni par le maasser ani, tandis que le maasser richon continue d’être donné chaque année.
- Dans les nedarim, « pour une année » signifie douze mois jour pour jour, alors que « pour cette année » s’achève à l’arrivée de Tichri, selon l’usage ordinaire du langage.