Résumé public du daf
Daf 21Roch Hachana
Le daf poursuit la question du calendrier loin d’Eretz Israël : deux mois consécutifs raccourcis seraient si rares que l’information se répandrait d’elle-même. Viennent ensuite plusieurs cas concrets : Lévi arrive en Babylonie un « 11 Tichri » qui est en réalité Yom Kippour en Eretz Israël, mais il refuse de témoigner faute d’avoir entendu « mekoudach ». Rabbi Yoḥanan impose deux jours de Pessaḥ aux lieux joignables en Nisan mais pas en Tichri, et blâme ses disciples de ne pas avoir corrigé une pratique contraire. Rava et Rav Naḥman illustrent l’incertitude autour d’Eloul, puis Rav Houna bar Avin donne un critère d’ibbour fondé sur la saison. La michna de 21b traite ensuite du ḥilloul Chabbat pour les témoins : après la destruction du Temple, cela reste limité à Nisan et Tichri. La guemara distingue enfin témoins et messagers, puis conclut par une aggada sur « ba’alil », la bina et Chelomo.
Les points à retenir
- Lévi ne peut pas servir de témoin décisif sur la sanctification du mois s’il n’a pas personnellement entendu la proclamation du beit din : « mekoudach ».
- Rabbi Yoḥanan exige deux jours de Pessaḥ dans les lieux atteints par les messagers de Nisan mais pas par ceux de Tichri, par décret de Nisan à cause de Tichri.
- Pour l’ibbour de l’année, Rav Houna bar Avin relie la décision au fait que le printemps doit tomber dans la première moitié de Nisan.
- La michna distingue le ḥilloul Chabbat des témoins, autorisé pour fixer les temps, de celui des messagers, qui n’est pas autorisé ; après la destruction, l’autorisation des témoins se resserre sur Nisan et Tichri.