Résumé public du daf
Daf 24Roch Hachana
Le daf s’ouvre par une remarque astronomique sur l’arc-en-ciel, puis détaille l’examen des témoins de la nouvelle lune : position de la lune par rapport au soleil selon la saison, écarts tolérés sur sa hauteur, et invalidité d’une vision indirecte ou fugitive. La michna décrit ensuite la proclamation de Roch ‘hodech : le chef du tribunal dit « mekoudash » et le peuple répond deux fois, avec des dérivations scripturaires et plusieurs avis sur le cas où la lune n’a pas été vue à temps. Enfin, la michna rapporte que Rabban Gamliel utilisait des schémas des phases lunaires pour interroger les témoins. La Guemara ouvre alors une longue discussion sur l’interdit de fabriquer certaines images : formes du Mikdach et de la ménora, figures humaines, astres et anges, soupçon d’idolâtrie, sceaux en relief ou en creux, jusqu’à plusieurs réponses possibles justifiant les dessins de Rabban Gamliel.
Les points à retenir
- Pour vérifier les témoins, le beit din contrôle des détails astronomiques concrets : selon la saison, la lune doit apparaître au nord ou au sud du soleil, et un petit écart d’estimation sur sa hauteur peut être admis.
- Une vision indirecte de la lune n’est pas recevable : reflet dans l’eau, lanterne, nuages fins, ou même une moitié vue directement et l’autre indirectement.
- La michna décrit le kiddoush ha’hodech par proclamation : le chef du tribunal dit « mekoudash » et le peuple répond « mekoudash, mekoudash », avec des appuis scripturaires distincts.
- Les dessins de la lune chez Rabban Gamliel conduisent à une sougya sur les images interdites, la différence entre fabrication et possession, le chachad, et l’autorisation possible lorsqu’il s’agit d’apprendre et d’enseigner.