Résumé public du daf
Daf 10Sanhedrine
Le daf commence par la possibilité de scinder un témoignage: si un homme dit qu’un autre a eu un rapport avec sa femme, son propos peut servir contre l’homme accusé, mais pas contre son épouse, car on ne témoigne pas sur un proche. Rava applique ensuite une logique comparable aux edim zomemim dans les cas de na‘ara me’orassa et de bestialité: quand le témoignage visait aussi une perte financière identifiée, les faux témoins subissent à la fois peine capitale et paiement. Vient ensuite la source du beit din de trois pour les malkot, puis l’avis de Rabbi Yishmaël qui exige vingt-trois, et la discussion sur les faux témoins passibles de malkot. Le daf passe enfin au qiddoush ha-hodesh et à l’ibbour: plusieurs amoraïm relisent la michna, puis Rabban Shimon ben Gamliel décrit une procédure graduée de trois, cinq et sept juges pour l’intercalation de l’année.
Les points à retenir
- Le daf affirme qu’on peut accepter une partie d’un témoignage et écarter la partie qui touche un proche, y compris l’épouse du témoin.
- Chez Rava, des edim zomemim peuvent être à la fois exécutés et condamnés à payer lorsque la dimension financière visait une personne distincte des accusés exposés à la mort.
- Rav Houna lit les versets des malkot comme fondant un tribunal de trois, tandis que Rabbi Yishmaël rattache les malkot aux peines capitales et demande vingt-trois juges.
- Sur le calendrier, la Guemara distingue calcul, sanctification et simple prolongation du mois, puis détaille la montée de trois à cinq puis sept juges pour l’intercalation de l’année.