Résumé public du daf
Daf 9Sanhedrine
Le daf poursuit l’analyse du cas de motzi shem ra en expliquant pourquoi, selon certains avis, il relève de trois juges et selon d’autres de vingt-trois. Une première ligne relie cela à la question de savoir si l’on juge ici une faute passible de malkot ou une affaire pouvant mener à la peine capitale. Puis la Guemara examine l’effet d’un témoin parent ou invalide dans un groupe, à partir de l’enseignement de Rabbi Akiva sur « deux ou trois témoins », et précise la portée de cette règle selon Rabbi Yossi et Rabbi Yehouda HaNassi. D’autres explications portent sur la hatra’a donnée par les témoins eux-mêmes ou par d’autres, et sur une contradiction dans les bedikot. Enfin, Rav Yossef et Rava discutent des edim zomemim dans l’affaire du mari diffamateur, ainsi que de la valeur du témoignage d’une personne sur un acte subi par elle-même.
Les points à retenir
- Le désaccord entre trois et vingt-trois juges dépend de la manière dont on qualifie le dossier : simple malkot, ou affaire qui garde un potentiel de peine capitale.
- Selon Rabbi Akiva, l’Écriture associe le troisième témoin aux deux autres : cela vaut pour la sanction des zomemim et pour l’annulation du témoignage lorsqu’un membre du groupe est parent ou invalide.
- Rabbi Yossi limite cette annulation collective aux affaires capitales, tandis que Rabbi Yehouda HaNassi l’étend aussi au monétaire lorsque les témoins invalides se sont effectivement joints au témoignage, notamment par la hatra’a.
- Rav Yossef et Rava distinguent finement les effets d’un même témoignage : parfois une peine plus grave écarte l’obligation pécuniaire, et parfois une personne est crue sur l’auteur de l’acte mais pas sur elle-même, car « adam karov etsel atzmo ».