Résumé public du daf
Daf 105Sanhedrine
Le daf s’ouvre par des lectures de versets associées à Doeg, Aḥitofel et Gueḥazi, puis passe à la question du retour d’Israël. Rav et Chemouel rapportent des réponses d’Israël aux prophètes, mais la conclusion est nette : Dieu n’a ni divorcé d’avec Son peuple ni vendu Israël au point de rompre le lien. La Guemara éclaire ensuite la figure de Bil‘am : son nom, son identité, son rapport à l’Olam ha-Ba, son alliance de circonstance avec Moav et Midyan, son audace, ses défauts physiques et moraux. Sur 105b, elle précise ce qu’il « savait » vraiment : non la connaissance suprême, mais l’instant de la colère divine, que Dieu retint par bonté. Viennent encore l’épisode du coq de Rabbi Yehoshoua ben Levi, l’enseignement du she-lo lishma à partir de Balak, puis l’idée majeure : les bénédictions de Bil‘am révèlent les malédictions qu’il voulait prononcer.
Les points à retenir
- L’exil ne rompt pas l’alliance : le passage d’Isaïe et l’image de l’esclave acquis montrent que le lien entre Dieu et Israël demeure.
- La michna, en isolant Bil‘am parmi ceux qui perdent leur part à l’Olam ha-Ba, est lue comme allant dans le sens de Rabbi Yehoshoua : certains non-Juifs peuvent y avoir part.
- Bil‘am n’est pas présenté comme connaissant la volonté divine en profondeur, mais comme sachant viser le bref instant de la colère divine pour maudire.
- Selon Rabbi Yoḥanan, les bénédictions de Bil‘am laissent voir son intention secrète ; selon Rabbi Abba bar Kahana, toutes sauf une redevinrent finalement effectives comme malédictions.