Résumé public du daf
Daf 12Sanhedrine
Le daf commence par une limite agricole à l’ibbour ha-shana : on n’intercale pas en année de famine, car retarder le omer prolonge l’interdit du grain nouveau. Un épisode d’Élisha à Ba’al Shalisha sert d’indice : même après le omer, seule l’orge avait mûri, et pourtant l’année ne fut pas prolongée à cause de la disette. La Guemara traite ensuite du moment de l’intercalation : pas avant Roch Hachana en règle générale, même si, en cas de contrainte politique, on peut préparer le calcul plus tôt et ne publier qu’après. Viennent ensuite plusieurs bornes : pas d’intercalation d’une année à l’autre, ni de trois années successives, ni pendant la shevi‘it; l’après-shevi‘it dépend aussi de l’importation de légumes. Enfin, le daf examine l’impureté, le cas de ‘Hizqiya, le 30 adar et le critère saisonnier lié à Tichri.
Les points à retenir
- En année de famine, on évite d’intercaler, car cela retarde le omer et aggrave la pénurie du nouveau grain.
- Avant Roch Hachana, le beit din peut au plus calculer la nécessité d’un mois supplémentaire; la décision ne se publie qu’ensuite.
- La shevi‘it et l’année qui la suit limitent l’intercalation, notamment à cause de l’approvisionnement et d’un débat sur l’entrée de légumes de l’extérieur d’Eretz Yisraël.
- Le débat sur l’intercalation pour cause de toum’a conduit au cas de ‘Hizqiya, puis à la règle qu’on n’ajoute qu’adar, pas un « second nisan », surtout pas le 30 adar apte à devenir nisan.