Résumé public du daf
Daf 16Sanhedrine
Le daf examine d’abord quels cas exigent soixante-et-onze juges. La guemara discute la michna sur une « tribu » : s’agit-il du Nasi d’une tribu, d’un litige frontalier entre tribus, ou d’une tribu entière entraînée à l’idolâtrie. Elle passe ensuite au faux prophète, jugé par guézéra chavah à partir du zaken mamré, puis au Kohen Gadol, pour lequel « toute grande affaire » est débattu entre deux baraitot. Une question fine est soulevée sur le taureau du grand prêtre. Puis le daf établit qu’une milḥemet reshout du roi requiert l’accord du Grand Sanhédrin, illustré par le récit de David, d’Aḥitofel, du Sanhédrin, des Ourim VeToummim et de Yoav. La suite traite de l’extension de Jérusalem et des azaraot, de la nomination des tribunaux, des règles de la ir hanidaḥat, et du nombre des juges du Grand Sanhédrin.
Les points à retenir
- Le cas de la « tribu » dans la michna est discuté : la lecture retenue revient au Nasi de tribu fautif, tandis que Ravina propose aussi le cas d’une tribu séduite vers l’idolâtrie, jugée par soixante-et-onze.
- Le faux prophète est jugé par le Grand Sanhédrin grâce à une guézéra chavah reliée au zaken mamré, mais la guemara distingue entre des analogies textuelles reçues et non reçues.
- Pour la milḥemet reshout, le roi n’agit pas seul : le daf fait intervenir conseil politique, Sanhédrin et Ourim VeToummim, puis seulement l’exécution militaire.
- La ir hanidaḥat ne peut être déclarée telle ni à la frontière, ni en série contiguë destructrice du pays ; le daf relie ces limites à des versets et au souci de ne pas désoler Eretz Israël.