Résumé public du daf
Daf 24Sanhedrine
Le daf poursuit d’abord la mishna sur la récusation de témoins et de juges : la guemara distingue les cas où d’autres témoins existent, discute le miggo selon Ravin et Rav Dimi, puis Reish Lakish corrige le texte en lisant « son témoin » au singulier. Elle relève ensuite l’estime réciproque des sages, illustrée par Reish Lakish envers Rabbi Meïr et par Rabbi Yehouda HaNassi qui se rétracte devant l’avis de Rabbi Yossé, avant d’opposer les styles d’étude d’Eretz Yisrael et de Bavel à partir de versets. La mishna traite ensuite de l’acceptation de juges impropres ou d’un vœu allégé à la place d’une shevoua, et la guemara précise plusieurs distinctions : qui s’engage, à quel moment on se rétracte, et l’effet d’un kinyan. Enfin, le daf ouvre la liste des פסולי עדות, surtout le joueur de dés, expliqué par asmakhta ou par l’absence de participation au yishouvo shel olam.
Les points à retenir
- La discussion initiale porte sur l’extension d’une contestation prouvée : peut-on, chez Rabbi Meïr, invalider aussi les juges ou les témoins non encore disqualifiés, et dans quelle mesure intervient le principe de miggo ?
- Reish Lakish refuse d’attribuer à Rabbi Meïr l’idée qu’un plaideur pourrait bloquer une paire de témoins entière ; il relit donc la mishna au singulier : « son témoin ».
- La seconde mishna analyse l’acceptation volontaire de juges impropres ou d’un vœu plus léger qu’une shevoua, avec plusieurs axes de distinction : qui dit « je donne » ou « je renonce », avant ou après gmar din, et avec ou sans kinyan.
- La dernière sugyah commence la liste des témoins invalides pour conduite blâmable et oppose deux lectures du joueur de dés : prise d’argent assimilable à un vol par asmakhta, ou défaut d’ancrage dans une activité productive.