Résumé public du daf
Daf 25Sanhedrine
Le daf commence par une mise au point de lecture de la mishna : selon certains Amoraïm, la formule « quand cette halakha s’applique » peut expliquer l’avis précédent, tandis que pour d’autres elle peut aussi marquer un désaccord. La discussion mène au joueur de dés : une baraita sévère est rattachée à Rabbi Yehouda au nom de Rabbi Tarfon, pour qui le gain repose sur une asmakhta, donc sur un engagement non pleinement assumé. Le daf élargit ensuite la disqualification liée au prêt à intérêt à tous les participants, et traite du cas de bar Binittos à la lumière du principe selon lequel on ne se rend pas soi-même rasha. Vient ensuite la question de la téchouva vérifiable, notamment pour un shoḥet soupçonné de vendre de la tereifa. Enfin, le daf analyse les « faiseurs voler les pigeons », puis ajoute d’autres catégories disqualifiées : voleurs, extorqueurs, bergers, publicains et douaniers.
Les points à retenir
- Le cas du joueur de dés est relié à l’idée d’asmakhta : si la perte n’a pas été acceptée avec intention ferme, l’acquisition du gain est contestée.
- Pour le prêt à intérêt, la mishna vise la transaction entière : prêteur et emprunteur sont tous deux inclus dans la disqualification.
- La réintégration d’un témoin disqualifié exige parfois une téchouva objectivable, surtout quand un simple signe extérieur peut être simulé.
- Les « mafriḥei yonim » reçoivent deux lectures : pari sur des courses de pigeons ou dressage de pigeons pour attirer ceux d’autrui.