Daf HayomiRav OuaknineOuvrir dans l’application

Résumé public du daf

Daf 26Sanhedrine

Le daf commence par un contre-exemple montrant que certains collecteurs d’impôts peuvent être intègres. Il clarifie ensuite la parole de Rabbi Shimon sur les cueilleurs et commerçants de produits de shevi’it : sous la pression de l’arnona, cueillir devient toléré, mais faire commerce reste disqualifiant. La Guemara raconte alors le voyage de Rabbi Ḥiyya bar Zarnokei et Rabbi Shimon ben Yehotzadak pour l’ibbour ha-shana en Asya, avec les critiques de Reish Lakish sur des travaux agricoles en shevi’it et la suspicion particulière pesant sur les kohanim. De là, elle examine si des personnes soupçonnées de mépriser la shevi’it peuvent participer à l’intercalation, puis établit le principe : un qesher de reshaïm n’entre pas dans le compte, à partir de Shevna face à Ḥizqiyahou. Enfin, le daf traite de plusieurs règles de pesoul le-edout : proclamation du tribunal, voleurs, rumeur d’arayot, prise d’aumône publique et autres cas limites.

Shevi’it et pression fiscaleCrédibilité des témoinsMajorité et légitimité moraleLecture talmudique des versetsSoupçon, intention et apparence

Les points à retenir

  • Rabbi Shimon distingue finalement entre cueillir des produits de shevi’it sous contrainte fiscale et en faire un commerce : la pression de l’arnona change le statut du cueilleur, pas celui du marchand.
  • Reish Lakish soupçonne particulièrement les kohanim au sujet de la shevi’it, en lien avec le cas d’un mélange de terouma et de produits de l’année sabbatique qu’on ne remet pas au kohen.
  • Le principe « qesher shel reshaïm eno min ha-minyan » est appris de l’épisode de Shevna et Ḥizqiyahou : une majorité de méchants ne vaut pas comme majorité normative.
  • Sur les témoins disqualifiés, le daf multiplie les distinctions : profession unique, nécessité d’une hakhraza au beit din, différence entre gazlan de-oraita et de-rabbanan, simple soupçon d’arayot, et actes faits en se croyant mitsva.

Les résumés et quiz sont des aides à la révision. Ils peuvent comporter une imprécision et ne remplacent ni l’étude du texte ni l’avis d’un Rav.