Résumé public du daf
Daf 34Sanhedrine
Le daf commence par la discussion du verset « un seul témoin ne témoignera pas… qu’il meure ». Rabbi Yossi ben Rabbi Yehouda en déduit qu’un témoin peut encore parler pour l’acquittement, tandis que les Ḥakhamim l’interdisent, de peur qu’il paraisse intéressé par l’issue du procès; ils appliquent aussi le verset à l’élève dont on n’écoute pas un argument pour condamner. La Guemara examine ensuite la règle selon laquelle, en dinei nefashot, celui qui a plaidé l’acquittement ne revient pas à la condamnation, avec la nuance de Rav entre délibération et verdict. Viennent ensuite les scribes du tribunal et la question de deux juges donnant une même idée à partir de deux versets. Enfin, le daf traite du temps du jugement: dinei mamonot commencent le jour et peuvent se conclure la nuit, à l’inverse de Rabbi Meïr; il aborde aussi le juge aveugle, les héritages comme « mishpat », et la nécessité du jour pour les peines capitales.
Les points à retenir
- Selon les Ḥakhamim, un témoin ne dépasse pas son témoignage, car il pourrait sembler partial s’il pousse ensuite vers l’acquittement.
- En dinei nefashot, le passage d’un avis de condamnation vers l’acquittement est admis, mais l’inverse est fortement limité et discuté selon les étapes de la procédure.
- Les scribes notent aussi les motifs d’acquittement, notamment pour ne pas compter comme deux voix un même raisonnement appuyé sur deux versets différents.
- En dinei mamonot, l’ouverture du procès se fait le jour; la conclusion peut aller jusqu’à la nuit, tandis que les affaires capitales exigent le jour pour le jugement et le verdict.