Daf HayomiRav OuaknineOuvrir dans l’application

Résumé public du daf

Daf 40Sanhedrine

La michna décrit d’abord l’examen des témoins en matière capitale : les ḥakirot, au nombre de sept selon les Ḥakhamim, et de trois selon Rabbi Yossi, puis les bedikot, questions de détail. Une ignorance sur une ḥakira invalide le témoignage, pas sur une bedika ; en revanche, une contradiction entre témoins l’annule. La michna précise aussi quelles divergences de date ou d’heure restent compatibles, et expose la suite du procès : examen du second témoin, ouverture en faveur de l’acquittement, rôle possible d’un élève, délibération sur deux jours, recomptage des avis et ajout progressif de juges jusqu’à 71. La guemara cherche ensuite la source des sept ḥakirot dans les versets relatifs à l’idolâtrie, à la ville idolâtre et aux témoins comploteurs, par gezerah shavah et discussion des objections. Elle revient enfin au débat avec Rabbi Yossi, aux questions propres au meurtre et à l’‘avoda zara, et à la hatra’a.

Procédure pénale en matière capitaleCrédibilité et cohérence des témoinsInterprétation scripturaire des règles judiciairesRecherche d’arguments d’acquittement

Les points à retenir

  • Les ḥakirot portent sur le temps et le lieu du fait ; elles sont indispensables, tandis que les bedikot servent à sonder et éventuellement démasquer les témoins.
  • De petites divergences peuvent être tolérées, par exemple entre le 2 et le 3 du mois ou entre la 2e et la 3e heure, car elles peuvent venir d’une erreur raisonnable.
  • En matière capitale, toute la procédure est orientée vers l’acquittement : on ouvre par les arguments favorables, on ajourne avant de condamner et on ne met pas à mort sur une majorité d’une seule voix.
  • La guemara fonde les sept ḥakirot sur plusieurs versets rapprochés par gezerah shavah, puis discute s’il faudrait compter une huitième interrogation et comment comprendre l’avis de Rabbi Yossi.

Les résumés et quiz sont des aides à la révision. Ils peuvent comporter une imprécision et ne remplacent ni l’étude du texte ni l’avis d’un Rav.