Résumé public du daf
Daf 50Sanhedrine
Le daf poursuit la comparaison entre les quatre mitot beit din. Selon les Ḥakhamim, la Guemara établit que sekila est plus grave que sereifa, hereg et ḥenek, notamment parce que la na‘ara me’orassa reste punie de sekila, même si elle est fille de kohen, tandis que seule la fille de kohen mariée adultère est mise à mort par sereifa. Elle répond aussi à l’objection tirée de la ‘ir hanidaḥat en distinguant les séducteurs de la ville, punis plus sévèrement, des habitants séduits. Puis elle expose la logique de Rabbi Shimon, pour qui sereifa est plus grave que sekila, car la fille de kohen, fiancée comme mariée, est singularisée pour sereifa. Le daf finit par une baraita exégétique sur « ou-vat kohen » : le verset vise la débauche d’une femme déjà liée à un mari, non le ḥilloul Shabbat, et étend la règle à tous les âges et statuts concernés.
Les points à retenir
- Pour les Ḥakhamim, la fille de kohen n’est singularisée pour sereifa que lorsqu’elle est mariée ; si elle est fiancée, elle relève de sekila comme toute na‘ara me’orassa adultère.
- L’argument de la ‘ir hanidaḥat est retourné par la distinction entre les habitants séduits et les séducteurs (madiaḥim), dont la faute est tenue pour plus grave.
- Rabbi Shimon inverse l’ordre entre sekila et sereifa : puisque la fille de kohen, même fiancée, passe de sekila à sereifa, sereifa doit être la peine la plus grave.
- La baraita finale lit « elle profane son père » par gezerah shavah avec « la maison de son père » pour limiter le verset à une relation de débauche d’une femme liée à un mari, tout en étendant la loi à divers âges par le vav de « ou-vat kohen ».