Résumé public du daf
Daf 56Sanhedrine
Le daf s’ouvre sur la procédure particulière du procès du mégadèf : durant l’interrogatoire, les témoins remplacent le Nom divin par une formule codée, puis, avant la condamnation, on fait sortir l’assistance, l’aîné redonne les mots exacts, et les juges déchirent leurs vêtements. La Guemara examine ensuite le mot nokev et établit, notamment selon Shmouel, que la responsabilité capitale vise celui qui maudit le Nom « par le Nom », en écartant les sens de « percer » ou de simple prononciation. Le daf traite ensuite du statut des non-Juifs : leur inclusion dans l’interdit, la question des kinouyim, et la différence entre Rabbi Meïr, les Ḥakhamim, Rav Yitsḥaq Nappaḥa et Rav Meyasha. Enfin, la souguia élargit aux sept mitsvot des Bnei Noaḥ, à leurs variantes, à leur dérivation de Beréchit 2, et au débat sur dinim et Marah.
Les points à retenir
- Dans le procès du mégadèf, on évite de répéter publiquement le blasphème : seul le témoin aîné le redonne explicitement au moment nécessaire, puis les autres disent seulement : « moi aussi ».
- Le verset de Vayiqra 24 sert à définir birkat HaShem : la Guemara comprend la faute comme une malédiction du Nom divin « avec le Nom divin », et rejette d’autres lectures possibles de nokev.
- Le daf discute si les Bnei Noaḥ sont passibles aussi pour les kinouyim : Rabbi Meïr, les Ḥakhamim, Rav Yitsḥaq Nappaḥa et Rav Meyasha ne tirent pas tous les mêmes conséquences des versets.
- Les sept mitsvot des Bnei Noaḥ sont énumérées puis rattachées à Beréchit 2:16-17, avec plusieurs avis sur les ajouts possibles et sur la place exacte de dinim.