Résumé public du daf
Daf 65Sanhedrine
Le daf ouvre par la michna qui place parmi les condamnés à la seqila le ov et le yideoni, tout en distinguant celui qui les consulte. La guemara compare ensuite cette présentation à celle de Keritot : selon Rabbi Yoḥanan, ov et yideoni relèvent d’un même interdit, tandis que Reish Lakish explique l’absence du yideoni par le fait qu’il n’y a pas de ma‘asseh. De là naît une longue analyse de ce qui compte comme « action » pour un ḥatat : parole, mouvement des lèvres, prosternation, choc des bras du ov, ou encensement des démons. Sur 65b, les baraitot précisent les techniques du ov et du yideoni, distinguent zekhur et interrogation d’un crâne, puis racontent l’échange entre Rabbi Akiva et Turnus Rufus sur le Shabbat. Le daf se conclut par doresh el hametim, les larmes de Rabbi Akiva, le golem de Rava, et les définitions de me‘onen et menaḥesh.
Les points à retenir
- Rabbi Yoḥanan et Reish Lakish discutent de la raison pour laquelle le yideoni n’est pas compté séparément dans Keritot : unité d’interdit pour l’un, absence de ma‘asseh pour l’autre.
- Une grande partie du daf examine quels gestes minimes comptent comme ma‘asseh pour un korban ḥatat : torsion des lèvres, prosternation, choc des articulations, ou au contraire simple émission de voix.
- Le ov et le yideoni sont redéfinis par des baraitot : voix du mort depuis les articulations ou l’aisselle pour le premier, os du yadoua dans la bouche pour le second.
- Le daf élargit le sujet aux autres pratiques interdites : doresh el hametim, ḥover, me‘onen et menaḥesh, avec des récits marquants sur Rabbi Akiva, Turnus Rufus, Rava et Sefer Yetzira.