Résumé public du daf
Daf 66Sanhedrine
Le daf s’ouvre sur des formes de niḥoush : retarder une perte d’argent pour éviter un « mauvais signe », ou tirer des présages de la belette, des oiseaux ou des poissons. La michna sur le ḥilloul Shabbat conduit la Guemara à distinguer des interdits de Torah qui, selon certains Tannaïm, n’entraînent ni ḥattat ni karet, comme le teḥoum selon Rabbi Aqiva ou l’allumage selon Rabbi Yossi. Vient ensuite la malédiction du père ou de la mère : la michna exige le Shem, et la Guemara précise la source, l’extension aux différents enfants, la peine de seqila, puis la construction de l’interdit lui-même à partir de juge, roi et sourd, jusqu’à la lecture de « lo tekallel elohim ». Sur 66b, la michna définit strictement la na‘ara betoula me’orasa et distingue le premier et le second rapport. Le daf finit par des débats sur la qetana me’orasa, « levado yamut » et la fille de kohen adultère.
Les points à retenir
- Le niḥoush inclut non seulement des présages tirés d’animaux, mais aussi l’idée de repousser une collecte pour ne pas « commencer » la journée, le mois ou la semaine par une perte.
- À propos de Shabbat, la Guemara infère qu’il existe, selon certains avis, des interdits toraniques sans ḥattat ni karet ; elle propose le teḥoum selon Rabbi Aqiva ou l’allumage du feu selon Rabbi Yossi.
- Pour maudire son père ou sa mère, la responsabilité capitale dépend, selon la michna et son explication, de l’usage explicite du Nom divin ; l’usage d’un kinnouï fait l’objet d’une mahloket.
- La na‘ara me’orasa n’entraîne la seqila que si plusieurs conditions sont réunies ensemble : na‘ara, betoula, me’orasa et encore dans la maison paternelle ; les versets servent aussi à débattre des cas où un seul des deux partenaires est punissable.