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Résumé public du daf

Daf 73Sanhedrine

La michna énumère les cas où l’on sauve une victime même au prix de la vie du rodef : celui qui poursuit pour tuer, sodomiser un homme, ou violer une na‘ara me’oreset. La guemara cherche la source : « lo ta‘amod al dam re‘ekha » fonde d’abord l’obligation de sauver un homme en danger, puis le droit de tuer le poursuivant est appris de la na‘ara me’oreset, d’abord par qal vaḥomer, puis par rapprochement explicite avec le meurtre. La source de la na‘ara vient de « ve-ein moshia la ». La guemara distingue ensuite cette obligation de sauver de « va-hashevoto lo », qui n’imposerait pas forcément d’engager des secours. Une baraita étend la règle à certaines ‘arayot punies de karet ou de mort, mais l’exclut pour un simple lav, après l’acte, ou s’il existe un autre moyen de sauver. Le daf se termine par des débats sur ces exclusions, sur Rabbi Yehouda, et sur le cas du viol d’une sœur assorti d’une amende.

rodef et protection de la victimeobligation de porter secoursdérivations scripturaireslimites de la mise à mort préventivedégradation et gravité des interdits sexuels

Les points à retenir

  • « Lo ta‘amod al dam re‘ekha » oblige à sauver une personne en danger, y compris en se donnant de la peine et même en engageant des personnes pour l’aider.
  • Le statut de rodef permettant de tuer l’agresseur concerne le meurtrier, l’agresseur d’un homme, la na‘ara me’oreset et certaines relations interdites punies de karet ou de mitat beit din.
  • Cette mise à mort préventive ne s’applique pas aux interdits relevant d’un simple lav, ni quand l’agresseur peut être arrêté autrement, ni une fois l’acte déjà consommé.
  • La discussion finale montre que la notion de dégradation, le consentement arraché par peur, et le moment précis où naissent les différentes responsabilités changent l’analyse du cas.

Les résumés et quiz sont des aides à la révision. Ils peuvent comporter une imprécision et ne remplacent ni l’étude du texte ni l’avis d’un Rav.