Daf HayomiRav OuaknineOuvrir dans l’application

Résumé public du daf

Daf 72Sanhedrine

Le daf achève d’abord l’idée du ben sorer oumoreh : il n’est pas mis à mort pour un simple excès de viande et de vin, mais « au nom de sa fin », car la Torah anticipe une dérive vers le brigandage et le meurtre. La michna passe ensuite au ba bamachteret, le cambrioleur surpris en effraction, lui aussi jugé d’après l’issue présumée : s’il rencontre une résistance, il est prêt à tuer. La guemara discute alors sa responsabilité pour les dégâts et pour les objets volés, à travers la discussion entre Rav et Rava, la baraita de la bourse volée pendant Chabbat et l’épisode des béliers de Rava. Puis elle interprète « si le soleil s’est levé sur lui » selon la clarté de l’intention, surtout dans les cas père/fils. Enfin, le daf traite du sauvetage du cambrioleur pendant Chabbat, de la hatra’a et du statut du rodef, même mineur, face au cas du fœtus.

Jugement en fonction de l’issue futureLégitime défense et présomption d’intention homicideRapport entre peine capitale et responsabilité pécuniaireClarté du danger et lecture métaphorique du versetHatra’a et statut du rodefSauvetage pendant Chabbat

Les points à retenir

  • Le ben sorer oumoreh est jugé « al shem sofo » : la Torah vise la trajectoire future que son comportement annonce.
  • Le ba bamachteret peut être tué parce qu’on présume qu’un propriétaire défendra son bien et que le cambrioleur est prêt à tuer pour réussir son vol.
  • Rav et Rava discutent du statut des objets volés : dispense de paiement, obligation de restitution et différence entre objet détruit et objet encore existant.
  • Les baraitot sur « si le soleil s’est levé sur lui » distinguent les cas selon l’intention présumée du voleur, notamment entre un père et un fils; le daf élargit ensuite au rodef et à la question de la hatra’a.

Les résumés et quiz sont des aides à la révision. Ils peuvent comporter une imprécision et ne remplacent ni l’étude du texte ni l’avis d’un Rav.