Daf HayomiRav OuaknineOuvrir dans l’application

Résumé public du daf

Daf 76Sanhedrine

Le daf poursuit l’étude des arayot en testant des parallèles entre « ses parentes » et « les parentes de sa femme ». La Guemara montre que l’analogie ne permet pas de tout déduire, notamment pour la kalla de sa femme, car la correspondance des degrés de parenté et des peines reste incomplète. Elle cherche ensuite d’où proviennent l’interdit et la peine concernant sa propre fille née d’une femme violée : Abayé invoque un qal va-ḥomer qui révèle le sens du verset, Rava une gezerah shavah entre henna et zimma, et un autre enseignement lit le verset sur la fille du כהן. Le daf interprète aussi « ne profane pas ta fille » comme mise en garde contre une conduite parentale qui mène à la débauche. Enfin, la michna ouvre les lois du meurtre : action directe ou indirecte, instrument de fer, maintien dans l’eau, et confinement mortel.

Arayot et limites des analogies talmudiquesOrigine scripturaire de l’interdit et de la peineResponsabilité morale des parentsDéfinition talmudique du meurtre et de la causalité

Les points à retenir

  • La Guemara refuse de dériver la belle-fille de sa femme à partir des autres arayot, car le parallèle entre ses parentes et celles de sa femme ne tient pas jusqu’au bout, surtout du point de vue des peines.
  • Pour sa fille née d’une femme violée, plusieurs voies sont proposées pour établir la peine : dévoilement du sens du verset par qal va-ḥomer, gezerah shavah, ou lecture du verset sur la fille du כהן.
  • Le verset « ne profane pas ta fille » sert aussi à dénoncer des choix parentaux dangereux, comme marier sa fille à un vieillard ou retarder son mariage à l’âge adulte.
  • Dans les lois d’homicide, la michna distingue l’acte meurtrier direct du simple enchaînement causal : maintenir quelqu’un dans l’eau engage la responsabilité, alors que le pousser là où il pouvait encore sortir ne relève pas de la même catégorie pénale.

Les résumés et quiz sont des aides à la révision. Ils peuvent comporter une imprécision et ne remplacent ni l’étude du texte ni l’avis d’un Rav.