Résumé public du daf
Daf 23Sota
Le daf achève d’abord une liste de femmes qui ne boivent pas les eaux amères: celle qui avoue, celle dont l’impureté est attestée, celle qui refuse de boire, celle dont le mari renonce, ou encore celle avec qui le mari a eu un rapport en chemin. La michna traite ensuite de la minḥa d’une femme mariée à un kohen: elle n’est pas mangée. La guemara précise qu’on en prélève la qomets, puis le reste est soit brûlé comme bois selon Rabbi Eliézer, soit dispersé au beit ha-deshen selon Rabbi Elazar ben Rabbi Shimon. Le daf énumère aussi les différences entre kohen et bat kohen, puis entre homme et femme, en les rattachant à des versets ou, pour certains dinim du nazir, à une halakha le-Moshe mi-Sinaï. Enfin, la michna exclut l’aroussa et la shomeret yavam de la boisson, car elles ne sont pas encore « sous leur mari » au sens du verset.
Les points à retenir
- La minḥa d’une sota mariée à un kohen n’est pas mangée: on en prélève la qomets, puis le reste reçoit un traitement particulier selon les avis cités.
- La bat kohen ne suit pas en tout le statut du kohen: sa minḥa peut être mangée, elle peut devenir impure aux morts, et elle ne mange pas les qodshei qodashim.
- Plusieurs différences entre homme et femme sont établies soit par des versets, soit par une halakha transmise à Moïse au Sinaï dans les lois de nazir.
- L’aroussa et la shomeret yavam ne boivent pas les eaux de sota et ne perçoivent pas leur ketouba, car le verset exige une femme déjà pleinement « sous son mari ».