Résumé public du daf
Daf 24Sota
La michna énumère d’abord les femmes qui ne boivent pas les eaux amères et ne touchent pas leur ketouba : unions interdites, aveu de souillure, témoins, ou refus de boire. Quand l’empêchement vient du mari, en revanche, la ketouba reste due ; Beit Shammai et Beit Hillel discutent du cas où le mari meurt avant le rite. Sont ensuite débattus des mariages rabbinquement problématiques — femme enceinte ou allaitant l’enfant d’un autre, ailonit, femme âgée ou stérile — ainsi que le kinouï, adressable presque contre tout homme et parfois par le beit din. La guemara analyse enfin l’arousa et la shomeret yavam : elles peuvent recevoir un avertissement, mais leur place dans le rite dépend d’une mahloket entre Rabbi Yonatan et Rabbi Yoshiya, prolongée par la discussion entre Rav et Shmuel sur la bi’a du yavam sans intention.
Les points à retenir
- La michna distingue les cas où la femme ne boit pas et perd sa ketouba, parce que l’empêchement lui est imputable ou tient à une union interdite, et ceux où elle garde sa ketouba parce que l’empêchement vient du mari.
- Beit Shammai et Beit Hillel débattent du cas où le mari d’une sota meurt avant qu’elle ne boive : la conséquence sur la ketouba n’est pas formulée de la même manière.
- Rabbi Meïr s’oppose aux Hakhamim sur la femme enceinte ou allaitant l’enfant d’un autre homme au moment du mariage ; un autre débat oppose le premier avis à Rabbi Elazar pour l’ailonit, la femme âgée et la femme stérile.
- La guemara sépare kinouï et boisson : arousa et shomeret yavam peuvent recevoir un avertissement, mais leur inclusion dans le rite lui-même dépend de l’interprétation des versets et du degré de lien conjugal reconnu.