Résumé public du daf
Daf 31Sota
Le daf s’ouvre sur l’interprétation du chant à la mer : même les fœtus auraient loué Dieu, car le ventre de leur mère devint pour eux comme une aspaklarya lumineuse. La Guemara enchaîne avec Iyov : servait-il Dieu par amour ou par crainte ? En discutant le mot lo et plusieurs versets, elle conclut, avec Rabbi Meïr, qu’Iyov comme Avraham relèvent du service par amour, supérieur à celui de la crainte puisque ses mérites durent « des milliers » de générations. Un récit de deux élèves devant Rava illustre ces deux formes de service. La michna revient ensuite à la sota : rumeur, témoignage unique sur la toum’a, statut des esclaves et de proches femmes hostiles. Sur 31b, la Guemara précise : la setira exige deux témoins, tandis qu’un seul témoin peut suffire pour la toum’a, puis elle examine les cas de contradictions entre témoins, selon Ulla, Rabbi Ḥiyya et Rabbi Neḥemya.
Les points à retenir
- Le daf distingue nettement le service de Dieu par ahava et par yir’a, en donnant à l’amour une portée supérieure dans les versets.
- Dans les lois de sota, un seul témoin peut être cru pour attester la toum’a, même si cela paraît plus grave que la setira.
- La setira ne se prouve pas par un seul témoin : la Guemara l’ancre dans le rapprochement de « davar » avec les lois générales de témoignage.
- Quand des témoignages se contredisent, la force d’un témoin unique dépend du cadre précis : ordre d’arrivée, statut des témoins et lecture de Rabbi Neḥemya.