Résumé public du daf
Daf 32Sota
Le daf conclut d’abord la discussion précédente sur les témoignages disqualifiés: selon l’ajustement rapporté au nom de Rabbi Neḥemya, quand la Torah se contente d’un seul témoin, on suit la majorité des avis, y compris parmi des témoins normalement invalides, et la michna devait l’enseigner aussi bien pour être strict que pour être indulgent. La nouvelle michna distingue ensuite les passages récités dans n’importe quelle langue de ceux qui exigent le lashon haqodesh. La Guemara dérive notamment du texte que la sota parle dans toute langue comprise, tandis que les bikourim et la ḥalitza exigent l’hébreu. La cérémonie du mont Gerizim et du mont Ebal est décrite en détail, jusqu’à l’écriture de la Torah en soixante-dix langues. Enfin, le daf traite du vidouï des dîmes, de la discrétion dans la prière, de la honte du fauteur, puis de la mahloket entre Rabbi Yehouda HaNasi et les Ḥakhamim sur la langue du Shema.
Les points à retenir
- Quand la Torah donne force à un seul témoin, la majorité peut départager même parmi des personnes disqualifiées pour un témoignage ordinaire; la michna l’enseigne dans les deux sens, pour durcir et pour alléger.
- La michna classe les textes liturgiques ou rituels en deux groupes: ceux qui peuvent être dits dans toute langue comprise, et ceux qui doivent être dits en hébreu.
- Le passage sur les bénédictions et malédictions au mont Gerizim et au mont Ebal décrit la disposition des tribus, des prêtres, des lévites et de l’arche, ainsi que la réponse collective: Amen.
- La Guemara relie la langue du Shema à deux lectures du verset: soit conserver les mots tels quels, soit exiger surtout qu’ils soient compris; elle discute aussi la pudeur du pécheur et la publicité de la souffrance.