Résumé public du daf
Daf 4Sota
Le daf s’ouvre sur la mesure du temps de setira d’une sota : il doit suffire pour une tum’a, c’est-à-dire une bi’a, plus précisément le début de la bi’a. Plusieurs Tannaïm proposent des équivalents concrets, puis la Guemara explique pourquoi les trois formulations sont toutes nécessaires et confronte deux baraitot dont elle résout plusieurs écarts, tandis que certaines précisions restent en teiku. Le débat passe ensuite à l’origine de ces estimations, avec le cas particulier de Ben Azzai. À partir du verset « car à cause d’une zona on en vient à une miche de pain », le daf enchaîne vers la netilat yadayim : lavage, position des mains et essuyage. La seconde moitié développe surtout des enseignements aggadiques sur la ga’ava, assimilée à des fautes très graves, et sur les lectures du verset « yad le-yad lo yinakeh ».
Les points à retenir
- La mesure de la setira est définie par un temps très court : celui de la tum’a, identifié à la bi’a puis au début de la bi’a, afin d’exclure à la fois le temps de persuasion et celui de l’achèvement de l’acte.
- Les deux baraitot sur les mesures concrètes ne coïncident pas exactement ; la Guemara harmonise plusieurs avis, mais laisse aussi des cas limites sans conclusion tranchée.
- Rabbi Yoḥanan rapporte que les Sages ont estimé ces durées « d’après eux-mêmes », ce qui amène une discussion particulière sur Ben Azzai, qui n’était pas marié au moment connu de la tradition.
- Le verset sur la zona et la miche de pain sert de point de départ à deux ensembles d’enseignements : d’une part sur la netilat yadayim, d’autre part sur la gravité de la ga’ava et de l’adultère.