Résumé public du daf
Daf 3Sota
Le daf examine d’abord le sens de kinnouï : pour certains, c’est une colère, et pour Rav Naḥman bar Yitzḥak, une mise en garde. Rabbi Meïr présente la sota comme le cas d’une faute cachée que le Ciel finit par rendre publique, et Reish Lakish formule le principe célèbre selon lequel on ne faute qu’en étant saisi d’une rouaḥ shetut. La Guemara explique ensuite pourquoi un seul témoin est cru sur la toum’a de la sota : il s’ajoute au faisceau d’indices créé par le kinnouï et la setira. Elle relit aussi “ve’avar” comme un fait déjà survenu. Vient alors une triple mahloket entre Rabbi Yishmaël et Rabbi Akiva : le kinnouï, la toum’a du kohen pour sa sœur et l’asservissement durable de l’eved kena‘ani sont-ils facultatifs ou obligatoires ? Le daf s’achève sur des enseignements moraux sur la faute et sur les versets qui distinguent setira et toum’a quant au nombre de témoins.
Les points à retenir
- Le mot kinnouï est compris soit comme colère, soit comme avertissement ; cette lecture influe sur l’évaluation de l’acte d’avertir.
- Un seul témoin n’est cru sur la toum’a de la sota que dans le cadre précis où il existe déjà kinnouï et setira ; ce n’est pas la règle générale.
- Rabbi Yishmaël et Rabbi Akiva débattent à trois reprises du passage entre permission et obligation : avertir sa femme, devenir impur pour enterrer sa sœur, garder l’eved kena‘ani à perpétuité.
- Le daf relie la faute à une dégradation intérieure et collective : rouaḥ shetut, retrait de la Shekhina, et aveira qui accompagne l’homme.