Résumé public du daf
Daf 24Taanit
Le daf s’ouvre par une précision de Chabbat : retirer un poisson de l’eau le rend passible lorsqu’une zone de peau de la taille d’un sela a séché, en particulier entre ses nageoires. La Guemara passe alors à Rabbi Yosei de Yokrat, dont la dureté ressort dans les épisodes de son fils, de sa fille et de son ânesse. Elle enchaîne avec Elazar de Birta, modèle de tsedaqa qui donne tout sans vouloir profiter du miracle reçu. Le centre du daf rassemble ensuite de nombreux récits de taaniyot pour la pluie : acceptation d’un jeûne public, responsabilité morale des dirigeants, efficacité de la prière selon le mérite personnel ou celui de la génération. Sur 24b, Rabba compare les générations, Rav Yehouda obtient la pluie presque aussitôt, Rava prie en été, et Rabbi Hanina ben Dosa interrompt puis fait revenir la pluie. Une bat qol proclame enfin que le monde vit par son mérite.
Les points à retenir
- Pour le poisson sorti de l’eau pendant Chabbat, la responsabilité est liée à un signe de dessèchement mortel : une surface de peau comme un sela, entre les nageoires.
- Les récits sur Rabbi Yosei de Yokrat montrent une piété redoutable, mais aussi une sévérité extrême qui explique pourquoi on craignait sa proximité.
- Le daf distingue le taanit individuel du taanit public : lorsqu’il est décrété pour la communauté, l’individu suit le tsibbour sans acceptation personnelle préalable.
- La pluie dépend ici à la fois du mérite du priant, de la conduite des dirigeants et de la valeur spirituelle de la génération tout entière.