Résumé public du daf
Daf 2Temoura
La michna ouvre par « tous font temoura », puis précise qu’il est interdit de la faire. La Guemara, avec Rav Yehouda, lit donc cette formule non comme une permission a priori, mais comme l’affirmation qu’un acte interdit produit malgré tout un effet juridique : l’animal profane devient consacré, l’animal déjà consacré le reste, et l’auteur reçoit des malkot. Le mot « tous » inclut l’héritier, ce qui place la michna du côté de Rabbi Meïr contre Rabbi Yehouda. Leur désaccord se construit à partir du lien entre temoura et semikha, et de l’interprétation de « korbano » et de « hamer yamir ». Sur le second amoud, la Guemara explique l’inclusion des femmes, puis ouvre des cas-limites : mineur apte aux vœux, non-Juif, et enfin distinction entre le makdish et le mitkaper.
Les points à retenir
- La michna n’autorise pas la temoura : elle enseigne qu’un acte interdit peut néanmoins prendre effet et entraîner des malkot.
- « Hakol » inclut l’héritier ; c’est le point de départ de la mahloket entre Rabbi Meïr et Rabbi Yehouda sur la temoura et la semikha de l’héritier.
- Les versets sont lus de façon serrée : « korbano » sert à exclure ou inclure selon les avis, et « hamer yamir » peut inclure soit l’héritier soit la femme.
- La Guemara teste les frontières du statut de temoura avec trois figures : la femme, le mineur proche de la majorité et le non-Juif, puis distingue entre celui qui consacre et celui qui obtient l’expiation.