Résumé public du daf
Daf 35Yebamot
Le daf commence par la règle d’attente de trois mois et ses limites. La Guemara explique que les qetanot ne sont pas toujours soumises au même décret que les adultes : dans le cas rare d’une permutation de femmes à l’entrée sous la ḥouppa, on ne décrète pas. Une autre tradition de Shmuel dispense certaines femmes, et la discussion entre Rabbi Yehouda et Rabbi Yosei sur la convertie, la captive et la servante libérée mène à deux explications : le mokh contraceptif, puis selon Abayé, le fait de se retourner après le rapport. Le daf précise ensuite comment une relation interdite atteint la terouma d’une bat kohen. La michna suivante traite de la yevama enceinte : si l’enfant est viable, ḥalitza ou yibbum étaient sans objet ; s’il ne l’est pas, leurs effets se déploient. La Guemara examine alors la mahloket entre Rabbi Yoḥanan et Reish Lakish sur la validité anticipée de ces actes.
Les points à retenir
- Les Sages n’étendent pas nécessairement leurs décrets aux cas peu fréquents : c’est ainsi que la permutation exceptionnelle de deux femmes sous la ḥouppa n’impose pas l’attente de trois mois aux mineures.
- Selon Rabbi Yosei, la crainte de grossesse après zenout est atténuée ; Rabba l’explique par l’usage d’un moyen contraceptif, tandis qu’Abayé propose qu’elle se retourne après le rapport pour empêcher l’absorption de la semence.
- La mention des « filles de kohanim » est réinterprétée : il s’agit de filles de kohanim mariées à des Israélites, qui perdent le droit de retourner à la terouma de la maison paternelle après une relation interdite.
- Pour une yevama enceinte, toute la discussion porte sur le statut de l’acte au moment où il est fait : Rabbi Yoḥanan admet une efficacité si une fausse couche survient ensuite, tandis que Reish Lakish exige un nouvel acte car, au moment initial, l’obligation n’était pas encore certaine.