Résumé public du daf
Daf 59Yebamot
Le daf s’ouvre sur un doute concernant un Kohen Gadol qui a fait qiddoushin avec une jeune fille devenue bogeret avant les nissouin : faut-il regarder le moment des fiançailles ou celui du mariage ? La Guemara distingue entre le statut de ḥalala, lié à la bi’a, et l’exigence du verset : « il prendra une femme dans sa virginité ». Un ribbouy autorise la veuve fiancée avant la nomination au grand pontificat, mais pas la bogeret, car ici c’est son corps qui a changé. La michna interdit au Kohen Gadol la veuve, la bogeret et la femme dont l’hymen a été déchiré accidentellement, tandis que Rabbi Elazar et Rabbi Shimon permettent la bogeret. La suite analyse « betoula / betouleha / bivtouleha », puis précise le statut d’une bi’a shelo kedarkah, de la béhéma, et ouvre la discussion sur l’ones et le mefateh du Kohen Gadol.
Les points à retenir
- Pour la bogeret fiancée avant les nissouin, la Guemara ne l’assimile pas au cas de la veuve fiancée avant la nomination du Kohen Gadol : dans le premier cas, son corps a changé ; dans le second, c’est le statut de l’homme qui a changé.
- L’interdit de la veuve pour le Kohen Gadol vaut qu’elle soit veuve après qiddoushin ou après nissouin ; la tentative de le limiter à la seule veuve issue d’un mariage est repoussée.
- Rabbi Meir et Rabbi Elazar-Rabbi Shimon lisent différemment les mots du verset sur la virginité : leur mahloket porte à la fois sur la bogeret et sur l’effet d’une bi’a shelo kedarkah.
- La Guemara affirme qu’une relation avec une béhéma ne fait pas d’une femme une zona ; l’épisode de Hitlu illustre qu’elle reste apte à la kehouna, et Shmuel précise même : apte au Kohen Gadol.