Résumé public du daf
Daf 60Yebamot
Le daf commence par une difficulté autour du Kohen Gadol qui a épousé une femme violée ou séduite : Rav Ashi rapproche ce cas de celui de la bogeret ou de la mukkat etz, que Rav et Rabbi Yoḥanan interdisent a priori mais maintiennent a posteriori. La Guemara examine ensuite la mahloket entre Rabbi Eliezer ben Yaʿakov et les Ḥakhamim sur l’enfant né d’un Kohen Gadol avec une non-vierge violée ou séduite par un autre homme : est-il ḥalal ? Rav Ashi explique que le débat porte sur un ḥalal issu d’un manquement à un commandement positif. Le daf passe ensuite à la toumat du kohen pour sa sœur : arousa, bogeret, mukkat etz, divorcée après éroussin. Enfin, il traite du statut d’une guiyoret convertie avant trois ans et un jour, à partir des versets sur Midyan, puis d’épisodes où cette question de filiation et de kehouna est examinée.
Les points à retenir
- Pour le Kohen Gadol, la discussion sur la non-vierge ne porte pas seulement sur l’interdit du mariage, mais aussi sur le statut de l’enfant : Rabbi Eliezer ben Yaʿakov le dit ḥalal, les Ḥakhamim non.
- Rav Ashi reformule la mahloket : elle ne dépend pas ici du statut de zona, mais de la question de savoir s’il existe un ḥalal issu d’une union interdite au titre d’un ‘assé.
- Dans les lois de toumat kohanim pour une sœur, les versets sont relus très finement pour distinguer entre arousa, bogeret, mukkat etz, anusha et mefouta.
- Rabbi Shimon ben Yoḥai permet à une convertie convertie avant trois ans et un jour d’entrer dans la kehouna, et la Guemara discute la preuve scripturaire, ses limites et plusieurs cas concrets.