Résumé public du daf
Daf 64Yebamot
Le daf s’ouvre sur la gravité du refus de procréer : au-delà de la mitsva, il amoindrit la présence de la Shekhina au sein d’Israël. La michna fixe ensuite un cadre : après dix ans de mariage sans enfant, l’homme ne peut plus négliger peru ou-revu ; il doit divorcer ou prendre une autre femme, et certains temps — hors d’Eretz Yisraël, maladie, prison — ne comptent pas. La Guemara relit alors les récits d’Avraham, Sarah, Yitsḥaq et Rivqa : stérilité des patriarches, force de la tefilla des tsaddiqim, et distinctions entre tumtum et aylonit. Sur 64b, elle discute des tentatives de réduire le délai, puis du langage : « peut-être n’a-t-il pas mérité d’être construit par elle ». Enfin, elle élargit au principe de ḥazaka : deux ou trois répétitions selon les avis, pour infertilité, mila dangereuse et mariages mortels.
Les points à retenir
- La Guemara relie la descendance à la résidence de la Shekhina : l’absence d’enfants n’est pas seulement un manque privé, mais touche Israël dans son ensemble.
- Le délai de dix ans se déduit par allusion du récit d’Avraham et Sarah ; les années hors d’Eretz Yisraël, ainsi que certains empêchements majeurs, ne sont pas comptées.
- Yitsḥaq et Rivqa sont présentés comme tous deux stériles ; la tefilla des tsaddiqim est décrite comme capable de retourner la mesure divine de la colère vers la miséricorde.
- Le daf examine comment se forme une ḥazaka : selon les cas et les avis, elle naît après deux ou après trois répétitions, notamment pour la mila dangereuse et pour une femme dont plusieurs maris sont morts.