Daf HayomiRav OuaknineOuvrir dans l’application

Résumé public du daf

Daf 65Yebamot

Le daf ouvre sur la logique de la ḥazaqa : comme pour le veset ou le bœuf muʿad, trois occurrences fixent un statut. De là, une femme restée sans enfants avec deux maris ne se remarie pas à un troisième sans enfants ; si un troisième mariage reste stérile, les premiers maris ne récupèrent pas leur ketouba, car elle peut dire qu’elle n’est devenue faible que plus tard. La Guemara traite ensuite de la crédibilité des époux quand ils s’accusent mutuellement d’infertilité ou discutent de fausses couches. La michna enseigne que la mitsva de peru urevu incombe à l’homme seul, contre Rabbi Yoḥanan ben Beroka ; la Guemara en discute les versets, puis rapporte des enseignements sur parler utilement et modifier la vérité pour la paix. Enfin, plusieurs cas montrent qu’une femme peut demander le divorce pour avoir des enfants qui la soutiendront dans sa vieillesse, puis vient le récit de Yehudit, l’épouse de Rabbi Ḥiyya.

Présomption juridique et répétitionInfertilité, fausses couches et vie conjugaleObligation de procréationParole juste, reproche utile et paix

Les points à retenir

  • La présomption talmudique se fixe ici après trois occurrences : c’est le modèle du veset et du shor muʿad, mis en lien avec les cas d’infertilité et de fausses couches répétées.
  • Après deux mariages sans enfants, on présume une difficulté de fécondité ; plusieurs discussions portent alors sur la ketouba, la validité du divorce et ce qu’on peut dire rétroactivement.
  • Quand mari et femme se contredisent sur la cause de l’absence d’enfants ou sur une fausse couche, la Guemara accorde dans ces cas une crédibilité particulière à la femme.
  • La michna limite à l’homme l’obligation de peru urevu selon les ḥakhamim, mais la Guemara montre qu’une femme peut néanmoins demander le divorce pour des raisons concrètes de vie et de soutien dans la vieillesse.

Les résumés et quiz sont des aides à la révision. Ils peuvent comporter une imprécision et ne remplacent ni l’étude du texte ni l’avis d’un Rav.