Résumé public du daf
Daf 67Yebamot
Le daf achève d’abord le sujet des biens grevés et des biens de la femme : Rav Yehouda enseigne que des nichsei tson barzel apportés au mariage et fortement valorisés peuvent être repris par l’épouse, quitte à payer l’excédent, car ils restent des « biens de la maison de son père ». La michna ouvre ensuite le grand thème du daf : une femme liée à un kohen mais enceinte. Rabbi Yossi distingue entre le fait de disqualifier de la terouma et celui d’y autoriser ; la Guemara examine si, pour lui, le fœtus n’a pas encore le statut de kohen, ou si seul un enfant déjà né peut autoriser. S’ensuivent des débats sur l’héritage du fœtus, la part des esclaves melog et tson barzel, et les avis de Rabbi Yichmaël ben Rabbi Yossi et Rabbi Chim‘on ben Yohaï. Le daf se termine par une michna élargissant le principe : le fœtus, le yavam et d’autres statuts peuvent invalider sans autoriser.
Les points à retenir
- Rav Yehouda affirme qu’une femme peut reprendre des nichsei tson barzel issus de sa famille même s’ils ont pris de la valeur, en payant ce qui dépasse la dette de la ketouba.
- Selon Rabbi Yossi, le fœtus peut faire obstacle à la terouma, notamment par sa part d’héritage, mais il ne fait pas encore « manger » de la terouma.
- La Guemara relie le débat à deux questions distinctes : le statut du fœtus avant la naissance et sa capacité d’acquérir une part successorale.
- Rabbi Chim‘on ben Yohaï permet parfois la terouma malgré un fœtus, soit parce qu’on ne tient pas compte du cas minoritaire, soit grâce à un partage préparé par un apotropos.