Résumé public du daf
Daf 91Yebamot
Le daf commence par préciser plusieurs sanctions frappant la femme remariée à tort : une Israélite est interdite au kehouna comme zona, tandis que la bat Lévi ne perd ici le maasser que par une pénalité rabbinique particulière ; la bat Cohen est exclue même de la terouma de rang rabbinique. La Guemara étend ensuite l’annulation de la ketouba à tous ses tena’ei, y compris le droit des fils mâles, et distingue la halitza du frère du premier mari, requise par la Torah, de celle du frère du second, imposée pour éviter une erreur publique. Puis elle analyse les rapports entre Rabbi Yosei, Rabbi Elazar et Rabbi Shimon. Enfin, elle discute le cas d’une femme remariée sur témoins ou sur décision du beit din, le besoin éventuel d’un get, et surtout l’argument : « Que pouvait-elle faire ? », finalement fortement repoussé.
Les points à retenir
- La perte du maasser pour une bat Lévi, dans ce cas, n’est pas une règle générale de zénout mais une pénalité rabbinique liée au remariage sans preuve suffisante.
- L’annulation de la ketouba entraîne aussi l’annulation de ses conditions annexes, y compris le paiement réservé aux fils mâles de cette femme.
- Les deux frères font halitza, mais pas yibbum : pour le premier, c’est une exigence toranique tempérée par une sanction rabbinique ; pour le second, la halitza évite une confusion alors que le second mariage était erroné.
- L’argument « Que pouvait-elle faire ? » est discuté puis limité, car la Guemara répond souvent qu’elle aurait dû vérifier davantage ou attendre une clarification.