Daf HayomiRav OuaknineOuvrir dans l’application

Résumé public du daf

Daf 90Yebamot

Le daf poursuit une grande question : jusqu’où les Sages peuvent-ils déplacer une règle de la Torah ? Sur 90a, la Guemara teste d’abord une preuve tirée du paiement de terouma avec des produits impurs, puis la rejette : selon l’explication retenue, même quand Rabbi Meïr dit que le paiement « n’est pas un paiement », les produits remis prennent bien une sainteté de terouma, et le débat porte surtout sur l’obligation de repayer, notamment en cas de shogeg. Une seconde preuve, tirée du sang impur aspergé sur l’autel, aboutit à la distinction décisive : les Sages peuvent faire obstacle par shev ve’al ta’aseh, en imposant l’abstention. Sur 90b, plusieurs décrets sont relus sous ce même angle, tandis que les cas d’Élie ou des peines exceptionnelles du beit din relèvent d’une sauvegarde ponctuelle. Le daf revient enfin à la mishna : statut des deux maris, tum’a du kohen, biens trouvés, gains et nedarim.

Pouvoir normatif des SagesShev ve’al ta’asehAutorité du beit dinMariage, divorce et statut conjugal

Les points à retenir

  • Le cas du remboursement de terouma impure ne prouve pas une annulation rabbinique d’un effet toranique : le premier paiement reçoit bien une sainteté, et la discussion porte sur le fait de devoir repayer en pur.
  • Dans le débat sur Sumakhos au nom de Rabbi Meïr et les Rabbins, Rav Aḥa bar Rav Ika situe l’écart principal dans la question de sanctionner ou non le shogeg à cause du mezid.
  • Le cas du sang impur aspergé montre la limite générale : les Sages peuvent empêcher l’accomplissement d’une mitsva par shev ve’al ta’aseh, mais non ordonner une transgression active en régime ordinaire.
  • La sugyah du get annulé mène à l’idée de afka’at qiddoushin : le beit din peut défaire un qiddoushin fondé sur son propre cadre juridique, y compris quand il a été fait par argent ou par bi’a.

Les résumés et quiz sont des aides à la révision. Ils peuvent comporter une imprécision et ne remplacent ni l’étude du texte ni l’avis d’un Rav.