Daf HayomiRav OuaknineOuvrir dans l’application

Résumé public du daf

Daf 89Yebamot

Le daf ouvre sur la femme remariée à tort : dans le cas de nissouïn fautifs, les Sages exigent un guet du second mari par pénalité, afin d’éviter qu’on dise qu’elle a divorcé puis repris le premier ; en cas de simples kiddouchin erronés, sans relation interdite, ils ne la pénalisent pas. La Guemara explique ensuite pourquoi elle perd la ketouba, les avantages qui en dépendent, et même ce qu’elle a déjà perçu. Puis elle analyse l’expression « il n’a rien fait » à propos d’une terouma prélevée de façon fautive, en opposant Rav Ḥisda et Rav Natan bar Rabbi Oshaya, et en distinguant shogeg et mezid, produit impur ou avarié, et pot perforé ou non. Enfin, le daf examine jusqu’où un beit din peut déplacer un statut toranique, à partir du mamzer, de l’héritage d’une qetana et du principe hefker beit din hefker, puis de la tum’a du kohen pour une épouse assimilée à un met mitzva.

Sanction rabbinique et prévention de la confusion publiqueValidité partielle ou totale d’un acte fautifDifférence entre din deOraïta et kenas deRabananPouvoir du beit din sur les statuts et les biens

Les points à retenir

  • Le guet exigé du second mari dans un remariage erroné relève d’un kenas lié à une relation interdite effectivement consommée ; en cas de kiddouchin sans bi’a interdite, ce kenas n’est pas appliqué.
  • L’absence de ketouba entraîne aussi l’absence des clauses qui en dépendent : profits, nourriture et vêtements usés ; même ce qu’elle a déjà pris doit être restitué.
  • Sur « lo asa velo klum » en matière de terouma, Rav Ḥisda annule totalement l’acte, tandis que Rav Natan bar Rabbi Oshaya maintient la sainteté de la part prélevée sans dispenser le reste.
  • La fin du daf distingue deux types d’intervention rabbinique : en matière d’argent, le beit din agit par hefker beit din hefker ; pour la tum’a du kohen envers sa femme mineure, la Guemara passe par le statut de met mitzva.

Les résumés et quiz sont des aides à la révision. Ils peuvent comporter une imprécision et ne remplacent ni l’étude du texte ni l’avis d’un Rav.