Résumé public du daf
Daf 88Yebamot
Le daf examine d’abord pourquoi un seul témoin est cru pour annoncer la mort du mari. La Guemara écarte plusieurs analogies tirées du issour ve-heter, du tevel, du hekdesh et des konamot : soit le cas n’est pas comparable à une femme mariée, frappée d’une ḥezqat issour, soit la crédibilité du témoin dépend déjà d’un autre principe comme be-yado. Rabbi Zeira explique finalement que, parce qu’on est très sévère avec la femme si le témoignage s’avère faux, on peut être indulgent au départ afin d’éviter l’‘igoun. La suite discute la michna : si le premier mari revient, quand doit-elle quitter le second ? Rav, Rav Sheshet, Rav Ashi et Shemouel distinguent entre un ou deux témoins, l’ordre d’arrivée des témoignages, le cas où elle épouse son propre témoin, et les témoignages invalides. Le daf conclut en expliquant pourquoi un guet rabbinique est exigé du second.
Les points à retenir
- Les comparaisons avec un morceau de viande douteux, le tevel, le hekdesh et les konamot ne suffisent pas à fonder, à elles seules, la crédibilité d’un seul témoin pour la mort du mari.
- Rabbi Zeira justifie l’acceptation d’un seul témoin par une combinaison : éviter l’‘igoun au départ, tout en maintenant des conséquences très sévères si le témoignage se révèle faux.
- Dans les cas de témoignages contradictoires, la Guemara distingue finement entre deux contre deux, un témoin valide, des témoins invalides, le silence de la femme et son affirmation personnelle : « bari li ».
- Même si le second mariage est nul en droit strict, un guet du second est requis par décret rabbinique pour éviter une mauvaise compréhension publique du statut matrimonial.