Résumé public du daf
Daf 93Yebamot
Le daf part du vœu d’une épouse: « Konam sur ce que je préparerai pour ta bouche ». Le premier avis dit que le mari n’a pas à l’annuler, car ses gains lui sont déjà dus; Rabbi Akiva craint l’excédent qu’elle pourrait produire. La Guemara refuse d’en faire une preuve simple sur le statut d’un davar she-lo ba la-olam, en expliquant la mishna comme visant les mains de la femme, déjà existantes. Elle déroule ensuite une chaîne d’autorités, de Rav Houna jusqu’à Rabbi Akiva, qui admettent qu’on peut transférer ou faire effet sur une réalité future, avec plusieurs cas: fruits du palmier, champ à acheter, dîmes anticipées, esclave acheté pour être affranchi, qiddoushin différés, terouma conditionnelle. Enfin, le daf examine si un seul témoin suffit pour permettre à une yevama d’entrer en yibbum, puis présente une seconde version qui déplace le doute vers un autre cas.
Les points à retenir
- La discussion centrale oppose deux modèles: un acte est-il valable sur un davar she-lo ba la-olam, c’est-à-dire une réalité qui n’existe pas encore au moment de la déclaration?
- La preuve tirée du vœu de l’épouse est repoussée: si elle consacre « ses mains », l’objet du vœu existe déjà, même si les gains futurs n’existent pas encore.
- Rav Naḥman bar Yitzḥak construit une longue chaîne d’accords, illustrée par des cas de vente, de terouma, d’affranchissement et de qiddoushin reportés.
- Sur la yevama, Rav Sheshet déduit d’une mishna que, pour permettre le yibbum, le témoignage initial d’un seul témoin est recevable tant qu’il n’est pas renversé par deux témoins.