Résumé public du daf
Daf 95Yebamot
Le daf s’ouvre sur le cas d’un homme qui a eu une relation avec la sœur de son épouse : le verset sur la sota, par le mot « elle », enseigne que seule l’infidélité de l’épouse l’interdit à son mari, non la relation du mari avec la sœur de sa femme. Une baraita formule alors un qal va-ḥomer, puis Rabbi Yehouda et Rabbi Yossi discutent du véritable point de désaccord entre Beit Chammaï et Beit Hillel : la sœur de l’épouse ou la belle-mère. La Guemara explique aussi l’avis sévère sur la belle-mère et rapporte l’épisode d’un homme flagellé. Elle cherche ensuite ce que la baraita appelle un « interdit léger », rejetant plusieurs propositions avant de retenir finalement la femme mariée. Sur 95b, la Guemara clarifie la phrase de Rabbi Yossi dans la michna, selon deux lectures distinctes, puis examine une tension apparente dans les propos de Chmouel.
Les points à retenir
- Le mot « elle » dans le passage de la sota limite l’interdit conjugal : l’acte de l’épouse avec un autre homme l’interdit à son mari, mais l’acte du mari avec la sœur de son épouse n’interdit pas l’épouse.
- Rabbi Yossi distingue entre l’interdit créé par le mari, qui rend sa femme interdite à tous les hommes, et celui créé par l’épouse, qui n’interdit au mari que ses parentes ; cette asymétrie soutient son raisonnement.
- La Guemara teste plusieurs candidats pour l’expression « interdit léger » — divorcée remariée, yevama, sota — puis conclut qu’il s’agit de la femme mariée, appelée « légère » seulement de manière relative.
- La formule de Rabbi Yossi : « Celui qui invalide autrui s’invalide lui-même » reçoit deux explications : l’une fondée sur la permission du beit din ou sur des témoins, l’autre sur la différence entre épouse et fiancée.