Résumé public du daf
Daf 98Yebamot
Le daf poursuit la discussion sur le statut familial du guer. Rava affirme qu’un non-Juif n’a pas de yihous paternel, même lorsque la paternité est certaine; la preuve vient des jumeaux identiques qui, après conversion, ne font ni ḥalitsa ni yibbum l’un pour l’autre. Plusieurs baraitot sont ensuite examinées au sujet d’un guer qui épouse l’ancienne femme de son frère maternel: la Guemara les limite à un premier mariage contracté avant la conversion, pour montrer qu’on n’a pas décrété d’interdit additionnel. Le témoignage rapportant un enseignement de Rabbi Aqiva entraîne une digression sur Yonah et le sens de «une seconde fois». Puis le daf précise quelles parentés maternelles et paternelles restent prises en compte pour celui qui a été conçu hors qédousha mais est né en qédousha, avec une mahloket entre Rabbi Meïr et les Ḥakhamim. Enfin, la michna traite de ḥalitsa et yibbum lorsque des filiations ont été mélangées.
Les points à retenir
- Selon Rava, l’absence de filiation paternelle du non-Juif ne dépend pas d’un doute factuel sur le père: même une paternité certaine ne crée pas de lien halakhique paternel.
- Pour le guer conçu hors qédousha mais né en qédousha, la parenté maternelle est davantage prise en compte que la paternelle, ce qui explique plusieurs distinctions dans les unions permises ou à dissoudre.
- Le cas de la belle-mère après le décès de l’épouse dépend d’une opposition de fond entre Rabbi Yishmaël et Rabbi Aqiva sur la force résiduelle de cet interdit.
- Dans la michna des enfants au lignage mêlé, on fait d’abord la ḥalitsa puis le yibbum, et on répartit les actes entre plusieurs hommes afin de ne pas évincer la possibilité que chacun rencontre sa propre yevama.