Résumé public du daf
Daf 20Yoma
Le daf s’ouvre sur une remarque aggadique : la guematria de haSatan vaut 364, ce qui fonde l’idée que le Satan accuse pendant 364 jours, mais non à Yom Kippour. La michna passe ensuite au Temple : la teroumat ha-deshen se fait d’ordinaire vers le keriat hagever, dès minuit à Yom Kippour, et dès la fin de la première veille pendant les fêtes, quand la cour se remplit tôt d’apporteurs d’offrandes. La guemara rapproche cela d’une michna de Zevaḥim sur des membres tombés de l’autel après minuit. Rav propose de partager la nuit en deux, puis Rabbi Yoḥanan lit le verset autrement : “jusqu’au matin” invite à devancer l’aube, sans heure fixe. Enfin, le daf discute le sens de keriat hagever, raconte l’épisode de Rav et Rabbi Sheila, puis évoque Gevini, Agrippa et la portée extraordinaire de certaines voix.
Les points à retenir
- La guematria de haSatan (364) sert à expliquer pourquoi Yom Kippour est présenté comme un jour sans accusation du Satan.
- La teroumat ha-deshen n’a pas une heure absolument fixe : on l’avance selon les besoins du service, notamment à Yom Kippour et pendant les fêtes.
- La distinction de minuit marque un basculement pour les membres tombés de l’autel : avant minuit, ils gardent leur statut antérieur ; après minuit, ils sont traités comme des cendres.
- Keriat hagever fait l’objet d’une mahloket : pour Rav, c’est l’appel d’un homme chargé d’annoncer le service ; pour Rabbi Sheila, c’est le chant du coq.