Résumé public du daf
Daf 40Yoma
Le daf poursuit la discussion sur le goral des deux boucs de Yom Kippour. La Guemara teste l’avis attribué à Rabbi Yannai, selon lequel, pour Rabbi Yehouda comme pour Rabbi Neḥemya, le tirage au sort serait indispensable. Plusieurs baraitot semblent pourtant dire que, si l’on n’a pas tiré au sort, la avoda reste valable. Pour sauver cet avis, la Guemara distingue entre le tirage lui-même et la pose matérielle des lots sur les boucs, puis relit aussi certaines réponses de Rabbi Shimon. Elle examine ensuite l’ordre des avodot entre taureau et bouc, sans conclure qu’on peut déduire automatiquement du séder le statut du goral. Sur 40b, la discussion se déplace vers le verset « sera tenu vivant »: Rabbi Yehouda et Rabbi Shimon débattent jusqu’à quel moment le bouc pour Azazel doit rester vivant, selon que la kappara visée est celle du sang ou celle du vidouï.
Les points à retenir
- La Guemara distingue avec précision entre hagraala (le tirage au sort) et hanakhat ha-goral (la pose du lot sur le bouc) : les sources ne parlent pas toujours de la même chose.
- Rabbi Shimon sert souvent de point de comparaison : il admet qu’un nouveau bouc peut être associé au survivant sans nouveau tirage, ce qui pèse dans l’analyse du statut du goral.
- L’ordre des avodot entre taureau, bouc et aspersions de sang ne permet pas toujours de prouver qu’un acte est indispensable ; la Guemara discute cas par cas.
- Le verset « le sa‘ir sera tenu vivant » est interprété différemment : pour Rabbi Yehouda jusqu’aux applications du sang de son pendant, pour Rabbi Shimon jusqu’au vidouï prononcé sur lui.