Résumé public du daf
Daf 39Yoma
Le daf s’ouvre sur une leçon morale : pour la faute, on « ouvre » seulement à l’homme ; pour la mitsva, on l’aide. De même, l’impureté « bouche » le cœur (venitmetem / venitamtam), tandis qu’une petite sanctification entraîne une aide d’en haut. La michna décrit ensuite le goral des deux boucs à Yom Kippour : le grand prêtre tire les lots, les pose sur les boucs et prononce « LaShem ». La Guemara explique la kalpi en bois, non consacrée, étroite pour empêcher toute manipulation, et discute le rôle du segan. Viennent alors les signes de faveur aux jours de Shimon HaTsaddik, puis leur affaiblissement, jusqu’aux quarante ans précédant la destruction. Le daf rapporte encore des récits sur Shimon HaTsaddik, les portes du Sanctuaire, le « Liban », les miracles perceptibles à distance, puis une mahloket sur le caractère indispensable du goral.
Les points à retenir
- Le daf oppose deux dynamiques : la faute abrutit et entraîne davantage d’impureté, tandis qu’un début de sanctification appelle une aide plus grande.
- Le tirage des deux lots doit rester réellement aléatoire : la kalpi est conçue pour empêcher le grand prêtre d’orienter le résultat.
- La Guemara met en parallèle l’époque de Shimon HaTsaddik, marquée par des signes constants de faveur, et la période de déclin qui mène à la destruction.
- Une mahloket finale porte sur le goral : est-il seulement une mitsva idéale, ou un élément indispensable du service de Yom Kippour ?