Daf HayomiRav OuaknineOuvrir dans l’application

Résumé public du daf

Daf 54Yoma

Le daf s’ouvre sur la question du sort de l’Arche. Rabbi Shimon ben Yoḥai soutient qu’elle a été enfouie à sa place, à partir du verset disant des barres : « elles y sont jusqu’à ce jour ». La Guemara teste puis réfute la tentative d’Ulla de faire de cette formule une preuve absolue. Elle rapporte ensuite une tradition plaçant l’Arche sous la Lishkat ha-‘Etzim, appuyée par l’histoire d’un prêtre qui remarqua une dalle anormale et mourut avant d’en révéler l’endroit. Le texte explique aussi comment les barres de l’Arche étaient à la fois visibles et non visibles, saillant dans le rideau « comme les seins d’une femme ». Puis vient la vision des kerouvim lors des fêtes, et la tension entre dévoilement et interdiction de voir les objets sacrés. Enfin, le daf évoque les images de kerouvim, la pierre de fondation (Even haShetiyya) et l’idée que le monde fut créé depuis Tsion.

Le Temple et la présence divineMémoire et dissimulation de l’ArcheVoir ou ne pas voir les objets sacrésSymbolique des kerouvimCréation du monde depuis Tsion

Les points à retenir

  • Rabbi Shimon ben Yoḥai affirme que l’Arche n’a pas été exilée mais enterrée à son emplacement, et la Guemara examine de près la force probante de « jusqu’à ce jour ».
  • Une tradition situe l’Arche sous la Lishkat ha-‘Etzim ; deux récits de prêtres montrent qu’on en connaissait l’existence sans en divulguer l’accès exact.
  • Les barres de l’Arche étaient perçues à travers le rideau sans le traverser : la Guemara résout ainsi la contradiction entre « visibles » et « non visibles ».
  • Les kerouvim expriment l’amour entre Dieu et Israël ; la fin du daf rattache aussi la pierre de fondation à une conception selon laquelle la création du monde commence depuis Tsion.

Les résumés et quiz sont des aides à la révision. Ils peuvent comporter une imprécision et ne remplacent ni l’étude du texte ni l’avis d’un Rav.