Résumé public du daf
Daf 61Yoma
Le daf précise d’abord que l’absence d’un détail sur la qetoret ne prouve rien : la michna traite de l’ordre des aspersions de sang, non du retour pour reprendre l’encens. Puis Oulla et Rabbi Afes limitent la michna aux présentations du Heikhal, tandis qu’une baraita déduit de Vayiqra 16 que le Saint des saints, le Heikhal et l’autel portent chacun une kappara distincte : si le sang se renverse, on recommence l’étape en cours. Rabbi Elazar et Rabbi Shimon disent au contraire qu’on reprend là où l’on s’est arrêté ; Rabbi Yoḥanan rattache les deux avis à un même verset. La Guemara étend ensuite cette mahloket au log d’huile du metsora et explique pourquoi l’huile sur la tête n’est pas mé’aqqevet. Enfin, elle traite de l’asham du metsora, de la collecte du sang par la main et par le récipient, du statut des animaux brûlés et d’une question sur des boucs multiples.
Les points à retenir
- La michna qui parle d’un ordre inversé entre le taureau et le bouc est lue par Oulla et Rabbi Afes comme visant les hazaot du Heikhal, non l’ensemble du service du Kodesh haKodashim.
- Le verset de Vayiqra 16 fait du Kodesh haKodashim, du Heikhal et de l’autel trois kapparot distinctes ; si un sang se renverse, la reprise dépend de la question de savoir si l’on recommence l’étape ou si l’on continue depuis l’arrêt.
- Rabbi Meir, d’un côté, et Rabbi Elazar avec Rabbi Shimon, de l’autre, tirent leurs positions d’un même verset : l’un insiste sur une seule ḥatat pour une séquence complète, les autres sur le fait de ne pas répéter une haza'a déjà accomplie.
- La même logique est appliquée au log d’huile du metsora ; en revanche, l’huile posée sur la tête n’est pas indispensable, car la Torah la décrit explicitement comme faite avec le reste de l’huile.