Résumé public du daf
Daf 72Yoma
Le daf commence par les règles de fabrication des bigdei kehouna. La Guemara calcule le nombre de fils du mé‘il, du parokhet, du ḥoshen et de l’éphod, et discute la place du fil d’or. Elle passe ensuite à plusieurs interdits : déchirer un vêtement sacerdotal, détacher le ḥoshen de l’éphod, ou retirer entièrement les badim de l’Arche. La contradiction sur les badim est résolue par une distinction entre les déplacer et les sortir. Puis viennent des derashot sur les planches du Michkan, appelées « omedim », et sur les bigdei serad. Sur 72b, l’Arche devient symbole de la Torah : ses couronnes, l’exigence d’une intériorité conforme à l’extériorité, et l’idée que la Torah peut être remède de vie ou, pour qui n’est pas digne, l’inverse. Le daf se termine par des techniques de tissage et le prêtre oint pour la guerre.
Les points à retenir
- Le mé‘il est appris du parokhet : six brins par composant, puis « filé » en double, soit douze; le ḥoshen et l’éphod atteignent vingt-huit brins par fil avec l’ajout de l’or.
- Le texte lit comme de véritables interdits le fait de déchirer les vêtements sacerdotaux, de séparer le ḥoshen de l’éphod et de retirer les badim de l’Arche.
- Les badim de l’Arche pouvaient bouger sans sortir entièrement : cela concilie les versets qui parlent d’insertion et ceux qui interdisent leur retrait.
- L’Arche symbolise la Torah : sa couronne reste ouverte à tous, mais la Torah n’est bénéfique que si elle s’accompagne de cohérence morale et de yir’at chamayim.