Résumé public du daf
Daf 76Yoma
Le daf s’ouvre sur une lecture du mot « ish » appliqué à la manne : il renvoie à Yehoshoua, non à Moché, par gezerah shavah entre « ish » et « ish », sans passer par « ha-ish ». La guemara explique ensuite pourquoi la manne tombait chaque jour : pour tourner chaque jour le cœur d’Israël vers son Père céleste, et aussi pour être mangée fraîche et ne pas être transportée pendant les marches. Vient alors la discussion célèbre sur sa hauteur : Rabbi Elazar HaModa’i la chiffre à soixante coudées à partir du Déluge et des « portes du ciel », avant que la guemara n’en examine les limites. La seconde moitié du daf revient aux inouïm de Yom Kippour : les cinq mentions de l’‘inouï correspondent aux interdits, la boisson étant incluse dans l’alimentation. Le daf analyse aussi les mots tirosh et sheikhar, puis cherche des versets pour rattacher sikha et reḥitza à l’idée d’affliction.
Les points à retenir
- La manne quotidienne exprime une dépendance renouvelée envers Dieu : elle oblige chacun à espérer et prier pour le lendemain.
- Rabbi Elazar HaModa’i compare la manne au Déluge pour en déduire une hauteur de soixante coudées, mais la guemara souligne que la comparaison n’est pas simple.
- Les cinq mentions bibliques de l’‘inouï servent de base aux interdits de Yom Kippour, la boisson étant comprise dans l’acte de manger.
- Le daf distingue soigneusement le sens biblique d’un mot et son sens usuel, notamment pour tirosh dans les versets et dans les vœux.