Résumé public du daf
Daf 77Yoma
Le daf s’ouvre sur une aggada sévère tirée d’Ézéchiel : profanation du Sanctuaire, responsabilité des « bons » qui ne réprimandent pas les fautifs, mission punitive confiée à Gavriel, puis remplacement temporaire par l’ange de la Perse, Dubiel, qui tente d’imposer des taxes aux Juifs, y compris aux sages. Gavriel est finalement rétabli et la taxe reste inachevée. La Guemara revient ensuite aux inouïm de Yom Kippour et cherche leurs appuis scripturaires : l’absence de bain, de chaussures et de relations conjugales est analysée comme une forme d’‘inouï. Le second amoud précise des cas concrets : lavage partiel pour ôter la saleté, onction médicale, lavage des mains pour nourrir un enfant, traversée d’un cours d’eau pour une mitsva ou un besoin reconnu. Le daf s’achève sur des versets d’Ézéchiel au sujet du fleuve futur issu du Sanctuaire.
Les points à retenir
- La première partie relie destruction et absence de tokhaha : les justes eux-mêmes sont mis en cause s’ils ne répriment pas les méchants.
- Pour le bain et les chaussures, la Guemara propose plusieurs versets, en rejette certains, puis retient des preuves plus précises.
- L’‘inouï des relations conjugales est déduit de la parole de Lavan à Ya‘aqov, puis défendu contre plusieurs lectures concurrentes.
- Le daf distingue entre plaisir interdit et geste motivé par la saleté, la médecine, l’alimentation d’un enfant ou un déplacement nécessaire à une mitsva.