Daf HayomiRav OuaknineOuvrir dans l’application

Résumé public du daf

Daf 84Yoma

Le daf s’ouvre sur le danger du chien enragé : on évite tout contact direct, on le tue à distance, et la Guemara distingue le frottement, très dangereux, de la morsure, mortelle, en rapportant plusieurs remèdes mentionnés dans la baraïta. Elle passe ensuite à la permission de mettre un remède dans la bouche le Chabbat pour une douleur grave, à partir du cas de Rabbi Yoḥanan atteint de tzefidna, de son échange avec une matronita, puis d’une discussion sur la valeur des traitements et sur l’accord éventuel des Ḥakhamim avec Rabbi Matya ben Ḥarash. Sur 84b, une preuve confirme que, pour ce remède buccal, les Ḥakhamim ne contestent pas. Le daf élargit alors au principe central : tout safek pikuah nefesh repousse le Chabbat, même si le danger principal concerne un Chabbat futur, et l’on agit sans attendre ni beit din ni majorité statistique.

santé et danger mortelremèdes et efficacité thérapeutiqueChabbat et pikuah nefeshpreuve talmudique et formulation des baraïtotmajorité, doute et sauvetage

Les points à retenir

  • Le daf distingue plusieurs degrés de sakana liés au chien enragé : frottement, morsure, contact visuel avec le démon, et modes de protection ou de remède mentionnés par la Guemara.
  • La maladie appelée tzefidna, bien qu’elle commence dans la bouche, est traitée comme dangereuse car elle atteint ensuite les intestins ; c’est ce qui justifie la discussion sur le remède le Chabbat.
  • Une baraïta et la formulation de la michna servent à montrer que, sur le remède pour la bouche le Chabbat, les Ḥakhamim n’étaient pas en désaccord avec Rabbi Matya ben Ḥarash.
  • Le principe de safek pikuah nefesh est étendu : on profane le Chabbat immédiatement, même pour prévenir un danger possible sur un autre Chabbat, et l’on ne suit pas la majorité dans un cas de sauvetage.

Les résumés et quiz sont des aides à la révision. Ils peuvent comporter une imprécision et ne remplacent ni l’étude du texte ni l’avis d’un Rav.